Comment fonctionne la France

Qui supporte l’impôt ?

Les impôts par assiette économique, la part des salaires dans la valeur ajoutée, et les taux d’imposition des ménages les plus riches.

  • de prélèvements en moyenne sur les salaires en 2024, cotisations comprises.
  • de leur revenu économique sont partis en impôts directs pour les 0,1 % de ménages les plus riches en 2016, avant les réformes fiscales de 2018, en moyenne, en comptant l’impôt sur les sociétés des entreprises qu’ils contrôlent ; les seuls impôts personnels en ont pris . Aucune source officielle n’a publié ces taux pour une année ultérieure.
  • pour les 75 ménages les plus riches, dont le revenu est surtout fait de bénéfices gardés dans ces entreprises.

Impôts

La moitié des prélèvements porte sur le travail

Sur les prélevés par la France en 2024, provenaient des revenus du travail : cotisations patronales et salariales, impôt sur le revenu et CSG (contribution sociale généralisée, un impôt proportionnel sur la plupart des revenus) sur les salaires. Cette part était de en 1995. De 1995 à 2024, les parts des impôts sur la consommation et sur le capital ont changé, et la part prélevée sur le travail est restée proche de la moitié.

  • Travail51,5 %
  • Consommation24,7 %
  • Capital23,7 %
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ComposanteMontantPart
Travail654,1 Md€51,5 %
Consommation313,9 Md€24,7 %
Capital301,2 Md€23,7 %
Total1 269 Md€100%
  • Travail
  • Consommation
  • Capital
15 %20 %25 %30 %35 %40 %45 %50 %55 %1995200020052010201520202024Travail 51,5 %Consommation 24,7 %Capital 23,7 %

Pourquoi croire ces séries : · ·

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AnnéeTravailConsommationCapital
199551,6 %28,5 %19,9 %
199650,6 %28,6 %20,8 %
199750,1 %28,2 %21,7 %
199849,7 %27,9 %22,4 %
199949,6 %27,4 %22,9 %
200049,8 %26,5 %23,7 %
200150,1 %25,9 %24,0 %
200250,6 %26,3 %23,0 %
200351,4 %26,2 %22,4 %
200450,5 %26,2 %23,2 %
200550,4 %26,0 %23,6 %
200650,2 %25,5 %24,3 %
200750,2 %25,2 %24,6 %
200850,8 %24,9 %24,3 %
200952,7 %25,2 %22,1 %
201052,5 %25,3 %22,2 %
201151,7 %25,2 %23,1 %
201251,8 %24,8 %23,4 %
201352,5 %24,5 %23,0 %
201452,8 %24,5 %22,6 %
201552,3 %24,8 %22,9 %
201652,5 %25,1 %22,4 %
201751,8 %25,1 %23,1 %
201852,1 %25,4 %22,5 %
201950,9 %25,8 %23,3 %
202051,2 %25,2 %23,6 %
202150,5 %26,0 %23,5 %
202250,4 %24,8 %24,8 %
202351,2 %24,7 %24,1 %
202451,5 %24,7 %23,7 %

Les employeurs paient du total pesant sur le travail, la part du PIB la plus élevée de l’Union européenne ; les salariés paient , et les pensions et prestations . En moyenne, les revenus du travail sont imposés à .

Recettes de la sécurité sociale par assiette, 1993 et 2025

Les cotisations représentaient des recettes des régimes de base de la sécurité sociale en 1993 et en 2025 : la CSG et des impôts affectés ont compensé les allègements de cotisations sur les bas salaires. des recettes sont prélevées sur les revenus d’activité, et les retraites sont financées à hauteur de par des cotisations sur les salaires.

La DG TAXUD, la direction générale de la Commission européenne chargée de la fiscalité, classe chaque impôt selon son assiette économique. Elle compte les impôts sur les pensions comme pesant sur le travail, et les revenus des indépendants comme du capital.

Salaires et capital

Salaires et capital dans la valeur ajoutée

Les salariés recevaient de la valeur ajoutée en 1995 et en 2025. Si l’automatisation ou l’IA déplace des revenus des salaires vers les profits, c’est la première série qui le montrera.

  • Travail
  • Capital
35 %40 %45 %50 %55 %60 %65 %1995200020052010201520202025Travail 57,6 %Capital 39,3 %

Pourquoi croire ces séries : ·

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AnnéeTravailCapital
199557,1 %39,5 %
199657,4 %39,0 %
199756,9 %39,3 %
199856,5 %39,8 %
199957,0 %39,3 %
200056,7 %39,7 %
200156,9 %39,8 %
200257,4 %39,4 %
200357,5 %39,3 %
200457,0 %39,6 %
200556,9 %39,5 %
200656,8 %40,0 %
200756,1 %40,8 %
200856,2 %40,7 %
200957,7 %38,9 %
201057,6 %39,6 %
201157,7 %39,3 %
201258,3 %38,6 %
201358,5 %38,8 %
201458,6 %38,9 %
201558,3 %39,2 %
201658,7 %38,7 %
201759,2 %38,4 %
201859,2 %38,1 %
201957,8 %38,3 %
202058,1 %39,2 %
202158,1 %40,0 %
202258,2 %38,3 %
202357,1 %39,5 %
202457,4 %39,5 %
202557,6 %39,3 %

Parts de la valeur ajoutée brute aux prix de base. La part des salaires n’est pas corrigée : les indépendants sont du côté du capital, et leur nombre a changé sur la période.

Si c’était le cas

Supposons que de la valeur ajoutée passe des salaires au capital. Au taux moyen actuel sur les salaires, les impôts sur le travail perdraient environ par an. Ce qui reviendrait par les impôts sur les bénéfices et les revenus du capital est inconnu : aucun taux d’imposition fiable du capital n’est publié.

Perdu sur les impôts sur le travail
Récupéré sur les impôts sur le capital?Inconnu

Capital

Le capital, et ce qu’il paie

Les ménages français possèdent , années de leur revenu disponible. Les 10 % d’adultes les plus riches en détiennent , les 1 % les plus riches . Environ sont transmis chaque année par héritage et donation. Les droits de succession et de donation rapportent : de ce qui est transmis.

  • Hérité et donné chaque annéeEstimation du Conseil d’analyse économique (CAE), vers 2020
  • Droits de succession et de donationPerçus en 2024
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PosteMontantAnnée
Hérité et donné chaque année300 Md€2021
Droits de succession et de donation20,8 Md€2024

La plupart des successions ne paient rien : des déclarations de succession ont donné lieu à un paiement en 2022, et l’enfant héritier médian paie . Les entreprises transmises sous pacte Dutreil sont exonérées de droits aux trois quarts. La Cour des comptes en estime le coût à en 2024, contre 0,5 Md€ dans les documents budgétaires, et en va au 1 % des héritiers les plus avantagés : 110 personnes, 30 M€ chacune en moyenne.

Tout en haut

Tout en haut, le revenu est surtout du bénéfice conservé dans des sociétés que le foyer contrôle, que les impôts personnels n’atteignent que lorsque ces bénéfices sont distribués. En comptant l’impôt sur les sociétés qu’elles paient, l’Institut des politiques publiques trouve que le taux d’imposition global baisse quand le revenu dépasse le seuil des 0,1 % les plus riches :

À l’entrée des 0,1 % les plus riches

Les 0,1 % les plus riches, en moyenne

Les 75 foyers les plus riches

Les mêmes, si tout leur revenu était imposé comme un salaire

Les seuls impôts personnels représentent du revenu économique des 378 ménages les plus aisés. Les flux d’argent public de ce site n’ont aucune ligne pour cela : les bénéfices conservés dans des holdings ne sont pas un revenu dans les comptes nationaux tant qu’ils ne sont pas distribués, si bien que les 0,1 % les plus riches n’apparaissent comme tels dans aucun des tableaux de comptabilité nationale qu’utilise ce site.

Les taux reposent sur les données fiscales de 2016, avant le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et l’instauration du prélèvement forfaitaire unique en 2018. Le flux de transmissions est une estimation économique ; les successions déclarées sont plus faibles de 35 à 40 % (CAE). Tous les chiffres et citations sont dans figures.md.

Sources : Eurostat, Insee, Sénat, Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP, ex-France Stratégie), DG Trésor, Cour des comptes, DSS, DLF, MESR, OFCE, chacun cité dans son panneau. La page est en HTML statique ; JavaScript n’ajoute que les infobulles et la mise en évidence.